Retour aux témoignages
Sybille Chovet
Sybille Chovet

Sybille, un parcours sans frontières entre Chili et Allemagne

S’adapter, apprendre, grandir… Pour Sybille, étudiante en Bachelor Management International à l’EM Normandie, l’expérience internationale a pris une dimension toute particulière. Après une première expatriation à Santiago du Chili, elle a poursuivi son parcours avec un double diplôme à Osnabrück, en Allemagne. Deux destinations, deux cultures, deux façons d’apprendre, mais une même conviction : l’international est devenu une évidence pour son avenir professionnel.

Une expatriation formatrice et inspirante

Peux-tu te présenter (prénom, programme, campus, année d’étude) ?

Je m’appelle Sybille Chovet, j’ai 22 ans et j’ai commencé le Bachelor en Management International de l’EM Normandie sur le campus du Havre en septembre 2022. J’ai ensuite, en troisième année, choisi le parcours du double diplôme en Allemagne et suis en attente d’être diplômée.

Pourquoi as-tu choisi EM Normandie ?

J’ai choisi l’EM Normandie pour deux principales raisons : l’internationalisation et l’atmosphère.

Un de mes premiers critères lors de ma recherche d’école était le fait de pouvoir partir à l’étranger assez tôt dans mon cursus. Le Bachelor en management international me permettait de faire une expatriation d’un an dès la deuxième année. Lors de la troisième année, j’avais l’opportunité de faire un double diplôme en Allemagne.

Sur un cursus en trois ans, je pouvais donc passer deux années complètes à l’étranger : magique !

De plus, quand j’étais en terminale et que je cherchais ma future école, j’ai participé à plusieurs événements de l’EM Normandie. Le premier était une journée porte ouverte sur le campus de Caen. Lorsque je suis entré dans le bâtiment, plusieurs étudiants et membres de l’organisation m’ont salué, et j’ai tout de suite su que ce serait mon école. Tous les autres événements auxquels j’ai participé avec l’EM Normandie n’ont fait que renforcer mon envie d’y aller. J’avais toujours un sentiment de famille et de bienveillance lors de mes échanges et cela s’est confirmé lors de ma rentrée en septembre 2022 sur le campus du Havre.

Comment décrirais-tu l’ambiance et la vie étudiante ?

J’ai vraiment découvert ce qu’était la vie étudiante dès les deux semaines d’intégrations. Nous étions directement dans le bain avec des activités proposées par les étudiants des promotions du dessus. Entre soirée à thème, défis, journée au bord d’un lac et j’en passe, ces deux semaines ont commencé très fort ! Tout cela à bien évidement continué tout au long de l’année grâce aux différents bureaux (Bureau Des Étudiants, Bureau Des Arts et Bureau Des Sports) et associations. Le BDE organisait les soirées étudiantes, le BDA a organisé le Gala et le BDS organisait des partenariats avec des clubs sportif de la ville pour nous proposer des activités physiques (tennis, boxe, basket…).

Quelles compétences as-tu le plus développées pendant ton parcours ?

Mon parcours m’a permis d’acquérir de réelles compétences linguistiques (notamment en anglais et en espagnol). Dès la première année, j’étais dans le parcours anglophone avec des étudiants étrangers. Nous avions aussi quelques professeurs étrangers ce qui nous obligeait à parler constamment anglais. J’ai aussi fait le choix de continuer les cours d’espagnol en étude supérieure car l’école le proposait et que je ne souhaitais pas perdre mon niveau.

J’ai aussi pu développer mon aisance à l’oral car nous avions pas mal de travaux de groupe avec des présentations finales à faire devant la classe, devant des jurys…

As-tu un moment ou une expérience marquante à partager ?

Je pense que mes deux années passées à l’étranger ont été des expériences marquantes dont je me souviendrai toute ma vie et qui ont contribué à faire de moi la personne que je suis aujourd’hui.

Comment vois-tu ton projet professionnel aujourd’hui ?

Les différents stages que j’ai réalisé au cours de mon Bachelor m’ont permis de savoir vers quel secteur je voulais m’orienter : l’événementiel de luxe. Mon projet professionnel est aujourd’hui très clair et mes expériences à l’étranger ont également renforcé l’importance d’une dimension internationale dans ma future carrière.

Dans quel pays et dans quelle université/campus es-tu parti ?

Lors de mon expatriation de deuxième année, j’ai choisi de partir un an à Santiago au Chili dans l’université Finis Terrae.

Lors de ma troisième année, j’ai choisi de faire le double diplôme et je suis partie à Osnabrück en Allemagne dans la « Hoschule d’Osnabrück » qui est aussi l’Université des sciences appliquées d’Osnabrück (Université of Applied Sciences Osnabrück).

Pourquoi as-tu choisi cette destination ?

J’ai choisi le Chili car je souhaitais avant tout partir dans un pays hispanophone afin d’améliorer mon espagnol. Il était également important pour moi de suivre des cours en anglais de façon à conserver certains repères. En prenant en compte ces deux critères, deux destinations s’offraient à moi : Valence, en Espagne ou Santiago, au Chili.

Cela serait mentir de dire que mon choix s’est immédiatement porté sur Santiago. Au départ, j’étais davantage attirée par Valence : la destination était plus proche, donc moins intimidante et j’avais eu le retour très positif d’une étudiante qui y était partie l’année précédente. Pour moi, la décision semblait prise : je voulais aller à Valence. C’était sans compter l’intervention de mes parents qui m’ont peu à peu convaincue que l’expérience à Santiago serait bien plus dépaysante et qu’une telle opportunité ne se présenterait peut-être qu’une seule fois. J’ai alors pris contact avec une étudiante ayant vécu cette expérience et son témoignage a fini de me convaincre : j’allais partir à Santiago.

Concernant ma troisième année et le double diplôme, deux destinations étaient possibles : le Maroc et l’Allemagne. Cette fois-ci, mon choix était clair dès le début : je souhaitais partir en Allemagne. Ce pays m’a toujours attirée car je suis passionnée d’automobile. Je souhaitais également découvrir un pays et une partie de l’Europe que je connaissais encore très peu.

Quelles différences as-tu remarquées dans les méthodes d’enseignement ?

Lors de mon arrivée au Chili, on m’a annoncé que, puisque je restais une année entière, je devais suivre des cours en espagnol car ils n’avaient pas assez de propositions de cours en anglais pour couvrir les deux semestres. Je me suis donc retrouvée dans des classes composées majoritairement d’étudiants chiliens avec des professeurs chiliens. J’ai trouvé les méthodes d’enseignement plus « enfantines » et j’ai eu l’impression que les étudiants étaient globalement moins matures qu’en France. Le niveau académique requis ainsi que les attentes des professeurs m’ont également semblé moins élevés. Par exemple, la notation se faisait principalement en contrôle continu et il y a un examen final à la fin du semestre. En revanche, si l’élève obtenait une certaine moyenne en contrôle continu, il pouvait être dispensé de l’examen final. Je n’ai donc jamais passé d’examen final au Chili car j’obtenais toujours une moyenne au-dessus de cette note.

C’est le cas contraire en Allemagne. Les attentes académiques sont, selon moi, plus élevées qu’en France, les examens plus exigeants et de nombreux étudiants internationaux ont du mal à s’adapter au niveau académique demandé. Les étudiants sont également beaucoup plus autonomes : si certains choisissent de ne pas travailler, les professeurs ne chercheront pas à les encadrer ou à les relancer.

Qu’as-tu appris sur le plan académique et personnel pendant cette expérience ?

Sur le plan académique, étudier à l’étranger est une expérience particulièrement enrichissante. J’ai dû apprendre de nouvelles méthodes de travail, de communication et de plus généralement, de nouvelles façons de fonctionner. Lors de mon premier semestre en Allemagne, j’ai notamment choisi deux cours liés à l’événementiel car il s’agissait d’un domaine vers lequel je souhaitais m’orienter. Les connaissances acquises grâce à ces deux cours me sont aujourd’hui très utiles dans le cadre de mon stage de fin de Bachelor et ont confirmé mon envie d’évoluer dans ce secteur.

Cependant, je dirais que mes deux expériences à l’étranger m’ont davantage apporté sur le plan personnel que sur le plan académique. J’ai réellement le sentiment d’avoir évolué, grandi et gagné en maturité.

Se retrouver à l’autre bout du monde, loin de ses parents, de ses repères et parfois avec un important décalage horaire, oblige à devenir autonome et à apprendre à se débrouiller seule. Ces deux expériences m’ont également fait prendre conscience de l’importance de l’international dans ma vie. Elles ont renforcé mon envie de voyager et confirmé que je ne pourrais pas exercer un métier qui ne ferait appel aux langues étrangères ou qui ne permettrait pas de découvrir le monde.

Comment s’est passée ton adaptation (culture, langue, vie quotidienne) ?

L’adaptation la plus difficile a sans aucun doute été celle du Chili. Je suis arrivée le 18 juillet 2023 à Santiago, quittant l’été français pour l’hiver chilien : il y avait donc déjà une adaptation météorologique à faire. Étant partie seule, je ne connaissais personne sur place et comme j’étais arrivée une semaine avant le début des deux semaines d’intégration, je me suis retrouvée seule, dans une ville immense que je ne connaissais pas. C’est à ce moment-là que ça a été très dur. Le fait de savoir que je partais pour une année entière rendait également les choses plus compliquées car à cet instant, un an paraissait extrêmement long. Heureusement, dès le début de l’intégration, ma vie a changé du tout au tout et j’ai réellement commencé à profiter de cette expérience. J’ai aussi vécu plusieurs chocs culturels. Par exemple, j’ai été surprise par la lenteur des Chiliens dans de nombreuses situations du quotidien : au restaurant, dans les fast-food, dans leur manière de marcher dans la rue ou encore leur temps de réponse. Le style vestimentaire, la météo et certaines habitudes m’ont aussi étonnée, comme le fait de mélanger du vin rouge avec du coca en soirée (très étonnant !). Au niveau de la langue, le chilien est très diffèrent de l’espagnol que nous apprenons à l’école. Les Chiliens utilisent leurs propres mots, leurs propres expressions et même leur propre conjugaison... Sans parler de leur accent très prononcé ! Malgré cela, on s’y habitue rapidement et il devient assez facile de communiquer avec des Chiliens.

Concernant l’Allemagne, le choc culturel a été moins important qu’au Chili mais certains aspects du quotidien peuvent tout de même surprendre. Les Allemands ont un rythme de vie plus calme donc il est presque impossible d’aller au restaurant après 21h00. Lors du semestre d’hiver, j’ai également été marquée par le fait que la nuit tombe très tôt et cela peut-être très perturbant lorsqu’il fait déjà nuit noire à 16h30. Concernant la langue, je ne parlais pas un mot d’allemand à mon arrivée mais cela ne pose pas de problème car la plus grande majorité des Allemands parlent anglais que ce soit dans les restaurants, les supermarchés, les activités sportives ou plus généralement la vie quotidienne.

As-tu développé des compétences ou une ouverture particulière grâce à cette expatriation ?

Encore une fois, ces deux expériences ont considérablement amélioré mon niveau en espagnol et en anglais. Je pense aussi que ma capacité à m’adapter à des situations est désormais plus facile et naturelle et j’ai développé un réel sens de l’autonomie. Ces deux expériences m’ont également apporté une immense ouverture d’esprit sur les cultures étrangères, les différents modes de vie et plus largement sur les voyages et l’international en général.

Peux-tu partager un souvenir marquant de ton séjour ?

Concernant le chili, je pense que mon souvenir le plus marquant reste la visite de mes parents, mon frère et ma sœur en février 2024. Les retrouver après 7 mois de distance a été un moment très fort émotionnellement. Leur faire découvrir la ville dans laquelle je vivais, mes habitudes, mes amis et mes endroits préférés était à la fois déstabilisant et extrêmement gratifiant. Cela m’a rendue très fière du chemin parcouru et de tout ce que j’avais réussi à construire jusque-là.

Concernant l’Allemagne, il ne s’agit pas d’un souvenir précis mais plutôt d’un ressenti général lorsque je repense à cette année : les semestres se suivent mais ne se ressemblent pas. Le premier semestre de septembre 2024 à janvier 2025 a été un petit peu plus difficile car les étudiants internationaux avaient tendance à rester entre eux et par nationalité, ce qui limitait les interactions sociales. La météo était également assez pesante avec la nuit qui tombait très tôt, et les cours ne correspondaient pas forcément à mes attentes. À l’inverse, le deuxième semestre été magique. Les étudiants étaient beaucoup plus ouverts et mélangés ce qui a permis de créer un véritable groupe d’étudiants internationaux. De nombreux événements étaient organisés par la ville et par l’université comme la Maiwoche ou le Terrassenfest ce qui rendait la vie étudiante beaucoup plus dynamique. Les cours me correspondaient également davantage. Bref, la vie était belle !

En quoi cette expérience influence ton projet de carrière internationale ?

Avant ces deux expériences, je savais déjà que je souhaitais intégrer une dimension internationale à mon métier. À la suite de mes deux années d’expatriation, il ne s’agit plus seulement d’un souhait mais d’un véritable besoin. J’ai besoin de parler anglais, j’ai besoin de parler espagnol, j’ai besoin de voyager et de bouger, j’ai besoin de découvrir d’autres pays et d’autres cultures.

Aujourd’hui, je suis basée à Paris dans l’événementiel de luxe mais si des opportunités à l’étranger se présentent, je n’hésiterai pas une seule seconde à les saisir.

Que dirais-tu à un futur étudiant qui hésite à rejoindre l’école ?

Fonce ! Tu vas te retrouver dans un milieu qui va te faire évoluer sur pleins de points autant personnels que professionnels.

Et n’oublie pas de t’investir dans les bureaux et associations de l'EM Normandie car sans ça, la vie étudiante n’est pas la même !

Retour aux témoignages