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Alexandre Zanardi
Alexandre Zanardi

Chef de projet RH chez Lidl

Dès le début de mes études, j'ai souhaité m'orienter vers les ressources humaines. Contrairement à beaucoup de mes camarades, j'avais la chance de savoir où je voulais aller.

J'ai effectué tous mes stages ainsi que mon alternance dans le domaine des RH. L'EM Normandie m'a également permis de découvrir d'autres facettes du monde de l'entreprise.

C'est pour cette raison que j'ai choisi une école assez généraliste. J'avais envie d'explorer différents métiers et ne pas me cantonner aux ressources humaines. Je voulais absolument comprendre comment fonctionne une entreprise pour devenir plus efficace sur mon poste.

Les nombreuses expériences offertes durant mon cursus m'ont permis de me professionnaliser. C'est pour cette raison que j'ai choisi l'EM Normandie, et avec le recul, j'en suis ravi.

La pratique des RH

Je gère beaucoup de recrutements. On imagine souvent que cela consiste à recevoir des CV, donner des entretiens et recruter des personnes mais en réalité c'est assez différent.

Il faut déjà commencer par trouver des candidats, ce qui n'est pas toujours simple ces derniers temps. Il faut aussi être capable d'aller challenger les managers et de comprendre leur problématique. Chaque manager a sa difficulté concrète et opérationnelle à laquelle nous devons répondre.

D'un autre côté, nous collectons les attentes des candidats qui sont propres à chacun. Certains vont être intéressés par une politique RH alors que d'autres vont plus se focaliser sur la politique RSE.

En tant que RH, il faut pouvoir jongler avec tous ces aspects liés au management et aux collaborateurs.

On ne peut pas toujours avoir le même comportement avec l'ensemble des candidats.

Savoir gérer l'humain

Parfois on touche à des problématiques encore plus "humaines", par exemple lorsqu'un manager se plaint du comportement d'un collaborateur.

De prime abord, on pense que le collaborateur n'aurait pas dû avoir ce comportement. Mais finalement lorsqu'on est face à lui, c'est différent. Quand il nous explique toutes les raisons, c'est le côté humain qui prime. On se met à sa place et on comprend certaines choses.

Ce qui change véritablement entre la théorie et la pratique, c'est l'empathie qu'on peut avoir envers ces situations humaines pas toujours simples à gérer.

Construire son expérience

J'avais envie de découvrir un maximum d'entreprises. J'ai commencé par un stage dans un cabinet de recrutement sur un aspect commercial même si c'était surtout l'aspect RH qui m'intéressait.

Je me suis ensuite dirigé vers un poste plus généraliste dans un hôtel Accor où je devais traiter des problématiques très opérationnelles. C'était une super expérience.

Ensuite, j'ai intégré une start-up pour pouvoir visualiser l'organisation d'une entreprise de plus petite taille. Mon rôle consistait à mettre en place des process RH et de recrutement. C'était une autre casquette qui était vraiment différent de ce que j'avais fait jusqu'ici.

J'ai toujours considéré que pour être un bon recruteur, il fallait avoir côtoyé différentes entreprises, différents milieux et cultures.

Après ces trois expériences, je me suis rendu compte que ce qui me plaisait, c'était surtout l'aspect opérationnel des ressources humaines. Je suis donc retourné chez Accor pour effectuer mon alternance sur la même thématique que celle de mon stage.

Pendant ces deux années, j'ai pu découvrir toutes les problématiques RH que l'on peut rencontrer : recrutement, administratif, formation, communication interne...

J'étais en contact direct avec les collaborateurs qui pouvaient avoir des questions ou être confrontés à des problématiques RH. Je devais être là pour éteindre les feux quand il y avait besoin. Cette expérience a été très formatrice.

J'avais également envie de découvrir un autre secteur que l'hôtellerie. Je suis parti travailler dans un cabinet de conseil en informatique. Ce poste était très orienté sur le recrutement. J'ai changé totalement de population puisqu'il s'agissait d'ingénieurs IT et de développeurs. Je suis resté sur ce poste pendant un an. Ce fut très formateur.

Je me suis malgré tout aperçu que le monde de l'IT n'était pas fait pour moi. Je conseille à tous les étudiants de bien choisir un secteur qui vous intéresse. Quand on sort d'école de commerce, on nous conseille parfois de nous orienter vers des secteurs porteurs comme la finance ou la tech. Mais je considère que ce n'est pas fait pour moi.

Je considère que pour être un bon RH, il faut évoluer dans un environnement qui nous plaît et qui nous parle. C'est pourquoi j'ai changé d'entreprise.

Je travaille depuis un an au siège social de chez Lidl, dans un environnement totalement différent puisqu'il s'agit de grande distribution. Les problématiques sont vraiment concrètes. On est tous amenés à faire nos courses au quotidien.

En travaillant au siège, j'ai accès à une vision 360 de tout ce qui se passe dans l'entreprise. Je trouve cela génial !

J'ai la chance également de travailler dans un grand groupe. Lidl est le premier distributeur en Europe. Cela représente plus de 10 000 magasins.

Je fais partie de l'entité Lidl France qui est en extra croissance en France, ce qui rend le travail très agréable. En tant que RH, il est possible de mettre en place des projets et des process. Cette situation permet également de rattraper des retards accumulés depuis quelques années.

Adhérer à l'ambition de son entreprise

Aujourd'hui, Lidl est une entreprise qui recherche l'exigence. Lorsque l'on est le premier du marché, on ne cherche pas seulement à maintenir notre place mais à être performant, ce qui rend le travail particulièrement intéressant et vivant.

Le secteur de la grande distribution est particulièrement concurrentiel même s'il y a peu d'acteurs. La pression est très forte et il est indispensable de se démarquer. Il y a de nombreux projets en cours, ce qui rend les recrutements intéressants à réaliser. Par exemple, dans le service marketing, on va recruter une personne pour gérer tel ou tel projet. On ne se contente pas simplement de remplacer une personne qui est partie.

Sur une création de poste, il faut bien définir les contours du projet et les besoins en matière de recrutement. C'est super intéressant.

Viser les responsabilités

J'ai toujours eu envie d'avoir des responsabilités mais surtout d'avoir de l'autonomie dans mon travail. C'est cette liberté d'action qui pouvait me manquer dans les précédentes entreprises et que je retrouve aujourd'hui chez Lidl.

Je me souviens durant mon parcours à l'EM Normandie avoir travaillé au sein du Bureau des Sports. Très rapidement, j'ai su que je voulais avoir des responsabilités dans le bureau et prendre en main certains sujets. Je pense que c'est aussi une question de tempérament.

La vie associative est l'occasion de tester des choses sans se brûler les ailes et d'aller dans le fond des sujets.

Cela permet de se sentir progressivement à l'aise avec les responsabilités.

Faire ses erreurs

Je pense avoir fait quelques erreurs durant ma carrière, un peu comme tout le monde. C'est ce qui m'amène aujourd'hui à savoir exactement ce vers quoi je veux aller.

Ces erreurs m'ont peut-être coûté un peu de temps et d'énergie mais c'est ce qui fait le professionnel que je suis aujourd'hui.

Je referai la même chose si c'était à refaire. Je pense qu'il ne faut surtout pas avoir peur de se tromper. Je connais très peu de personnes qui ont eu un parcours linéaire, que ce soit en école de commerce ou ailleurs.

Beaucoup de jeunes diplômés vont travailler dans différentes entreprises pour identifier ce qui nous plaît ou non. Il ne faut pas avoir peur de tester des choses et de pouvoir rebondir.

Je trouve que cette capacité à rebondir est une force dont sont dotés de nombreux profils sur le marché. Il faut être adaptable dans toutes les situations et faire preuve d'humilité.

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