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Léa Pestre
Léa Pestre

Responsable acquisition chez Citykomi

Pour ma part, ma révélation a été l'alternance puisqu'elle m'a permis de savoir ce que je voulais faire comme métier. 

Quand on arrive dans les études, on est souvent perdu. On ne sait pas vraiment ce qu'on veut faire plus tard. On ne sait pas non plus comment cela se passe en entreprise au niveau des missions demandées.

Je ne savais pas non plus dans quel secteur je souhaitais évoluer : le marketing, les ressources humaines... J'ai finalement pris le problème dans l'autre sens en arrêtant de lire les intitulés de poste mais en regardant de plus près les missions.

Me focaliser sur les missions a été une manière de cibler le secteur vers lequel je souhaitais m'orienter.

À ce moment-là, je n'avais aucune connaissance du domaine du marketing digital. Durant mes études, ce secteur commençait à émerger et ensuite des spécialisations ont commencé à apparaître. 

J'ai finalement décidé de m'orienter vers ce secteur et ne l'ai jamais quitté. J'occupe aujourd'hui le poste de responsable acquisition trafic dans une start-up.

Tirer profit de la période Covid

J'ai été diplômée durant le Covid, une période compliquée lorsqu'on est jeune diplômé car les entreprises sont frileuses à recruter. En tant qu'alternant, on est moins privilégié que les salariés de l'entreprise.

J'ai souhaité rechercher un travail immédiatement après mes études.

Malgré l'anxiété liée à cette situation inédite, je ne me suis pas du tout fermé de portes. La période du Covid m'a finalement permis de m'ouvrir à plus de possibilités, en termes de localisation et de postes.

Je suis revenue sur Caen après avoir fait mes études sur le campus de Paris. Je voulais rester dans le secteur du e-commerce.

Après avoir évolué dans de grands groupes, j'ai finalement intégré une start-up.

Les premières expériences dans le digital

Ma première expérience professionnelle s'est déroulée au sein des laboratoires Gilbert à Caen en tant que chargée de marketing digital. J'ai occupé les principales missions liées au marketing digital : animation des réseaux sociaux, gestion des contenus des sites internet, gestion d'un service client et d'une plateforme de fidélisation.

Cette expérience a été un premier grand pas dans le domaine du marketing digital.

Les missions dans le digital sont très riches et variées. On pense souvent que le marketing digital se cantonne aux réseaux sociaux mais c'est loin d'être le cas. C'est un secteur en perpétuelle évolution dans lequel on avance constamment à l'aveugle.

C'est un milieu très évolutif dans lequel les missions peuvent changer d'une année sur l'autre. Il faut être préparé à cela.

J'ai ensuite travaillé pour le site internet M6 boutique, ce qui fut ma deuxième expérience professionnelle. C'est totalement différent car on bascule dans le milieu du e-commerce.

L'expérience prend un tout autre tournant puisque l'on reste focalisé sur la gestion du site et sur la génération du chiffre d'affaires.

J'ai mené ces deux expériences dans deux environnements très différents mais les missions restent assez similaires. Et on utilise souvent les mêmes outils d'une entreprise à l'autre. 

La soif de connaissance

Le fait que le marketing digital soit en constante évolution est une motivation pour apprendre. Si l'on ne s'enrichit pas de tout ce qu'on peut apprendre à droite et à gauche, on ne peut pas avancer dans sa carrière. 

Ce que j'ai mis en place chez M6 boutique me permet de mettre des choses en place dans mon activité actuelle. En menant une veille constante, j'ai souhaité m'enrichir et être au courant de toutes les nouveautés.

Avoir toutes ces cordes à son arc est important pour évoluer dans une start-up.

C'est le goût du challenge qui m'a motivée à intégrer une start-up. Dans l'annonce d'emploi, j'y ai vu l'opportunité de tout construire par moi-même et éventuellement de déconstruire certaines choses. C'est cette approche qui m'a donné envie d'apporter mes compétences dans cette entreprise.

Je souhaitais également évoluer vers le management. Faire mes premiers pas en tant que manager dans une start-up me paraissait plus facile d'accès que dans un grand groupe. 

Dans une petite structure, on peut commencer par manager les stagiaires et les alternants et se forger son expérience. C'est une transition beaucoup plus douce vers un poste de manager avec une plus grosse équipe.

Avoir une éthique professionnelle

Au début, je n'étais pas forcément attirée par l'éthique qui caractérisait le produit de mon entreprise. Mais ça l'est devenu avec le temps car j'ai pu prendre conscience de l'ampleur des sujets qui tournent autour du RGPD.

Même des entreprises comme Google doivent se mettre en conformité avec ces normes européennes. Exploiter la donnée de Google va devenir de plus en plus compliqué.

Anticiper ces problématiques a été pour moi un plus dans mon activité. C'est ce qui m'a donné le goût de ce côté éthique.

C'est aussi pour moi une façon de casser cette pression sociale qui nous dit que le métier que l'on exerce aujourd'hui sera le même que dans 10 ou 15 ans.

Je suis préparée à exercer des missions que je n'aurai peut-être plus demain. C'est pour cette raison que je suis restée dans l'environnement du digital.

Exercer dans un milieu évolutif permet d'éviter cette redondance dans les missions au fil des ans.

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