Camille Mon Job à Montreal

Camille - Mon Job à Montréal

Programme Grande École

Camille, actuellement en poste en tant que Prototype Buyer chez Volvo à Montréal au Canada, revient sur son parcours professionnel à l’international et nous partage son expérience de vie à Montréal.

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Comment es-tu perçue en tant que Française au Canada ?

Camille : En Amérique du Nord, les gens qui ne connaissent pas bien la France s’imaginent le Français avec le béret, la baguette de pain et le verre de vin. C'est un peu cliché finalement. Ils sont assez intrigués par notre culture et nos coutumes.

En revanche, au Canada et à Montréal en particulier, les gens aiment bien les Français s'ils cherchent à s'intégrer. Montréal est une ville qui recherche beaucoup de main-d'œuvre, il y a beaucoup de postes à pourvoir. Si d'ailleurs certains d'entre vous sont intéressés...

De nombreux expatriés français sont venus chercher du travail mais certains restent entre eux, ce qui est dommage. Pour ma part, j'essaie avec mes collègues de m'ouvrir à la culture québécoise. Je me suis accoutumée à la culture, aux petites expressions et je pense que c’est l'attitude qu'il faut avoir.

Le Français a globalement une bonne image. Au niveau professionnel, être Français est perçu comme un gage de qualité, d’expertise mais aussi comme un moteur de changement, c’est top ! 

Dans quelle langue travailles-tu au quotidien ?

Camille : Je m’exprime autant dans les deux langues même si depuis que je suis à Montréal, je m’exprime un peu plus en français. L’anglais me manque un peu mais le ratio est quand-même de 40% anglais et 60% français.

J'ai beaucoup d’interlocuteurs qui parlent français au travail. De plus, le Québec promeut beaucoup la langue française. Il y a des taux d’obligation à respecter comme le fait de faire des réunions ou envoyer des mails en français.

Pour ma part, je travaille beaucoup avec des fournisseurs étrangers notamment des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie donc j’utilise principalement la langue anglaise dans ce contexte.

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Qu’est-ce qui te plaît le plus dans le fait de travailler à l’international ?

Camille : Travailler à l'international me permet de cultiver mon ouverture d’esprit et de rencontrer plein de gens d’horizons différents. Je peux également découvrir le Canada et les pays alentours.

Au niveau professionnel, cela me permet d'avoir des responsabilités que je n’aurais jamais eues avant 30 ans en France. On me fait vraiment confiance.

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Est-ce que la maîtrise de l’anglais est nécessaire pour travailler à l’étranger ?

Camille : Oui, évidemment. Mais j’aime bien nuancer, parce qu'à Montréal, une grosse partie de la population est francophone. 

En arrivant au Québec, je n’étais pas bilingue mais j’avais un bon niveau d'anglais. Cela reste nécessaire pour partir en expatriation. On n'en a pas forcément conscience quand on est en France mais la maîtrise de l’anglais reste extrêmement importante.

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Est-ce que la période Covid a eu un impact sur ton travail ?

Camille : Oui, je suis en télétravail depuis le début du Covid. Je ne suis pas retournée physiquement au travail depuis plus d'un an et demi. C’est une longue période.

Cette situation a aussi énormément impacté mon travail au niveau des approvisionnements de matières premières qui venaient d’Asie. Le côté positif : cela a ouvert l'esprit des dirigeants dans la façon de manager les équipes. Je sais aujourd’hui que je ne retournerai pas à 100% en présentiel au travail.

Comment est la situation actuelle du Covid au Canada ?

Camille : Ça va ! Heureusement tout commence à rouvrir, on peut retourner au restaurant, au bar, dans les magasins… C’est la libération !

Que fais-tu de ton temps libre ?

Camille : Je fais beaucoup de sport. J’aime courir et j’aimerais aussi reprendre le basket parce que j’en faisais en France. Par ailleurs, je vais beaucoup à droite à gauche visiter le Québec. Avec mes amis, on aime bien aller au café, profiter des restaurants, des bars et aussi des concerts en plein air.

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Est-ce que tu fais des activités typiques locales ?

Camille : Oui, je m’y suis mise, j’ai essayé la raquette l’hiver dans la neige. Je ne suis pas trop branchée ski mais on peut en faire au Canada.

J’ai aussi fait du chien de traineau et je conseille à tout le monde d’en faire. Je sais que l’on peut en faire un peu partout dans les pays nordiques mais au Canada c’est tout le contexte qui fait que c’est vraiment magnifique. Je l'ai fait dans un élevage où les chiens étaient respectés. J’ai passé une journée complète à me balader, à regarder les paysages mais aussi à m’occuper des chiens et des installations, c’était un peu le cliché du week-end canadien.

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Au niveau culinaire, est-ce que tu t’habitues à la nourriture canadienne ?

Camille : Personnellement j'adore la poutine, c'est un plat typiquement québécois, avec des frites, du fromage gratiné et une sauce le plus souvent à base de bière.

A Montréal, c’est assez facile de trouver les mêmes produits qu'en France. Pour ma part, j'essaie de consommer de façon responsable et en local. J’avoue que ce qui me manque le plus c’est le fromage. Quand je reviens en France, je demande souvent des plateaux de fromages et je mange des raclettes que ce soit l’été ou l’hiver.

Un conseil pour les étudiants qui veulent travailler à l’étranger ?

Camille : Surtout ne pas avoir peur de la barrière de la langue et avoir confiance en soi. C’est une expérience professionnelle de partir travailler à l'étranger mais c'est surtout une expérience de vie.

Est-ce que les canadiens sont gentils ?

Camille : Oui, ce n’est pas juste une réputation, les Canadiens sont vraiment gentils et m’ont bien accueillie. Cela a facilité mon intégration dans le pays.

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